• Les droits de l'animal : Alibi égalitaire

    Tiré du livre les droits de l'animal de Georges Chapouthier presse universitaire de France (2670)

     

    Les droits de l'animal : Alibi égalitaire

     

    Utilisé pour la chasse, cet alibi remonte sans doute à la Révolution. Il peut être formulé ainsi puisque avant la Révolution la chasse était un privilège de la noblesse, n’est-il pas légitime que, dans un soucis d’égalité, tous les citoyens puissent bénéficier du droit de chasse ? En fait, la mauvaise foi de cet alibi apparaît notamment dans la fameuse loi Verdeille qui, dans les départements où elle est appliquée donne certes un droit de chasse « royal » à ceux qui le souhaitent, mais refuse aux citoyens que ne le souhaitent pas la possibilité d’interdire l’accès de leur terrain aux chasseurs.

    Seuls les propriétaires de grandes superficies ont cette faculté, ce qui conforte le caractère anti-égalitaire de cette loi. Les autres, petits propriétaires de terrain dont  ils paient régulièrement des impôts, n’ont pas le droit d’interdire aux chasseurs de venir chasser sur ces terrains.

    Les associations de défense des animaux et celles de la nature demandent depuis longtemps la reconnaissance d’un endroit de non chasse à tous et qui va à l’encontre des objectifs de la loi Verdeille. Il n’est donc pas certain que le contenu de cette loi souvent jugée scandaleuse demeure dans l’avenir tel qu’il est actuellement.

    Mais même si la loi finit par évoluer dans un sens favorable au respect de la vie, la longue durée d’application de cette loi Verdeille contre laquelle le chasseur, c’est le moins qu’on puisse dire, n’ont montré aucune hostilité, suffit à révéler la mauvaise foi de l’argument égalitaire. 

     

     

    Les droits de l'animal : Alibi égalitaire 


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