• Les droits de l'animal : Alibi éducatif

    Tiré du livre les droits de l'animal de Georges Chapouthier presse universitaire de France (2670)

     

     

    Les droits de l'animal : Alibi sportif

     

    Cet alibi est fourni notamment pour les parcs zoologiques, voire les cirques, dont on souligne le rôle pour la formation du public en général et des enfants en particuliers. Certains petits cirques ambulants jouent même de cet argument pour obtenir la clientèle des écoles.

    Si le caractère éducatif des parcs zoologiques ou des cirques n'est pas nuls, l'enfant est bien sûr intéressé par l'animal exotique, même captif, les inconvénients de ce genre de spectacles restent très grands et le caractère éducatif, qui reste mince, peut être avantageusement amélioré par d'autres méthodes.
     
    Les inconvénients concernent à la fois les droits de l'animal et l'écologie.
     
     
     
     
    Sur le plan des droits de l'animal :
     
    Le traitement des animaux dans beaucoup de parcs zoologiques ou de cirques ambulants est ignoble, la mortalité très forte et parmi les animaux qui restent en vie, beaucoup deviennent fous et montrent de nombreux comportements pathologiques comme l'arpentage continuel de la cage, l'automutilation, l'hyperagressivité, le désintérêt de jeunes, la consommation d'excréments, l'hypersexualité, etc.
     
    Certains spectacles de dressage qui consistent à faire faire à un animal ce qu'il ne ferait jamais naturellement et qu'il a beaucoup de difficulté à faire (faire faire du patin à un ours) sont proprement inadmissibles. Il faut enfin savoir que pour un animal qui arrive vivant dans un parc zoologique, neuf, meurent dans des conditions particulièrement pénibles.
     
    Lors de la capture ou lors du transfert (mère abattue pour avoir le petit, défauts de conditions d'hygiènes lors du transferts, températures extrêmes dans les cales de bateaux, stress dû à un environnement inconnu, choc dû à l'arrivée dans un pays de température différente, à la mise en présence de nouveaux agents pathogènes, mises en quarantaine à la douane, etc).
     
    Tous ces inconvénients ne paraissent pas justifiés en comparaison d'un bénéfice éducatif très mince.
     
     
     
    Sur le plan écologique :
     
    Outre l'impact sur les droits de l'animal, cette destruction a aussi un impact écologique.
    Lorsque ces prélèvements inconsidérés sont effectués sur des espèces en voies de disparition comme le gorille.
     
    Enfin l'éducation publique pourrait être effectuée de bien d'autres manières : fermes pour enfants destinées à permettre aux enfants d'avoir un contact physique avec les animaux, spectacles audio-visuel destinés aux adultes, parcs zoologiques d'un nouveau genre ou réserves naturelles où le public pourrait voir les animaux sans les déranger et sans produire les inconvénients cités ci-dessus, cirques d'où les numéros allant à l'encontre des droits de l'animal seraient abolis.
     
     
     
      
      
    Déjà, divers organismes vont dans le sens attendu : des zoos comme celui de Bâle ou celui de San Diego aux Etats-Unis, des cirques qui limitent leurs présentations animales à des numéros d'équitation ou à des numéros de dressage (chiens par exemple) effectués dans des conditions non traumatisantes pour les animaux. Il reste que l'alibi éducatif ne peut plus être donné comme une réponse sérieuse.
     
     
     
     
     
     

    Les droits de l'animal : Alibi sportif


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