• L'hippophagie

     

    L'hippophagie est un terme venant du grec. Composé de Hippo « cheval » et de Phagie « la Nourriture »; elle décrit donc la consommation de viande de cheval

     

    Les animaux concernés sont des poulains de trait abattus avant l'âge de dix-huit mois, des chevaux de course qui échouent aux tests de sélection des hippodromes, et une majorité d'animaux réformés en raison de la vieillesse, d'une blessure, ou de toute raison qui rend leur vente aux abattoirs plus intéressante pour leur propriétaire. Avec l'équarrissage, la viande chevaline peut être collectée sur des cadavres de chevaux et servir à l'alimentation animale ou à destination des zoos. L'hippophagie a des partisans en la personne des professionnels de la filière viande chevaline et des professionnels de la santé qui louent les qualités nutritives, la richesse en fer et la faible teneur en gras de cette viande, ou encore la nécessité économique d'abattre les chevaux non désirés. Les principaux opposants à l'hippophagie sont les associations de protection animale, qui dénoncent les conditions de transport et d'abattage de ces chevaux qui se retrouvent parfois blessés, maltraités et affaiblis, ou sont toujours conscients lorsqu'ils se vident de leur sang sur la chaîne d'abattage .

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    Elle gagne du terrain dans la cuisine française durant les dernières années du Second Empire. Les revendications d'Émile Decroix, ancien vétérinaire militaire, et d'Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, zoologue, sont déterminantes. Leurs deux arguments sont la population parisienne démunie, souvent à la limite de la famine (le coût élevé de la vie à Paris leur empêchant l'achat de viande de porc ou de bœuf), et la présence de chevaux usés dans les rues : ils défendent le droit pour les propriétaires de chevaux âgés de vendre leurs bêtes à l'abattoir, afin d'éviter aux chevaux d'être exploités jusqu'à leur dernier souffle tout en créant une source d'alimentation pour les masses ouvrières. C'est la raison pour laquelle la Société protectrice des animaux, fondée en 1845, soutient l'hippophagie. Decroix, en sa qualité de membre du Comité des hippophages, organise des banquets « d'utilité publique », dont l'objectif est de prouver les avantages culinaires de la viande de cheval. Le 6 février 1856, il convie 132 personnalités au Grand Hôtel afin de leur faire déguster des spécialités concoctées avec ladite viande .

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    Provenance et abattage des chevaux

     

     

    L'hippophagie est étroitement liée à une économie en relation avec l'élevage équin. Des chevaux de diverses provenances sont vendus au poids aux abattoirs, qui fournissent ensuite les boucheries et les grandes surfaces

     

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    Provenance des chevaux consommés 

    Les chevaux produisent moins de viande par rapport à la nourriture qu'ils absorbent que le bétail, ce qui rend leur élevage pour la viande globalement moins rentable et plus « polluant » en termes de bilan carbone. Ils sont rarement engraissés pour être mangés, les animaux concernés étant surtout des poulains de trait. Les chevaux consommés sont majoritairement réformés du sport hippique ou de l'équitation. Les chevaux enlevés par les équarrisseurs sont destinés à l'alimentation animale. En France en 2006, 29 % des chevaux abattus pour la consommation humaine sont des poulains de trait élevés dans ce but, 23 % des chevaux de trait adultes réformés, et 48 % des chevaux de sang réformés .

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    Chevaux légers réformés

     

    La majorité des chevaux consommés sont réformés de la filière des courses ou de l'équitation. Dans le cas des courses, il s'agit de trotteurs et de Pur Sangs aux mauvaises performances sportives, blessés, au mauvais caractère, ou dont la carrière se termine du fait de l'âge. Les Pur Sangs et demi-sangs de plus de sept ans nourris à l'avoine sont particulièrement recherchés pour la qualité de leur viande, les juments davantage que les étalons, dont la viande est plus dure.

    Les animaux de sport équestre, de travail et de clubs d'équitation peuvent être abattus, y compris des chevaux de loisir détenus par des particuliers. Plusieurs raisons peuvent pousser leurs propriétaires à les vendre aux abattoirs, bien souvent un impératif économique, les propriétaires de chevaux n'ayant pas toujours des ressources financières suffisantes pour assumer le coût de leur entretien ou de leur retraite sur la durée (un cheval vit en moyenne 25 ans). Un cheval léger sur trois est envoyé à l'abattoir en France .

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    Chevaux lourds élevés pour la boucherie

    Les chevaux élevés dans le but d'être consommés sont principalement des races de trait, dont l'histoire est intimement liée à celle de l'hippophagie, notamment en France. Des alternatives se développent pour redonner au cheval de trait un statut d'animal de travail et de loisir, et lui faire retrouver un modèle plus svelte et sportif, éloigné de la « bête à viande »

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    Chevaux sauvages

     

    Les troupeaux de chevaux sauvages sont parfois considérés comme nuisibles en raison l'absence de prédateurs, de leur concurrence avec le bétail domestique et parfois de leur rôle supposé dans le phénomène de désertification. Ils sont alors abattus, principalement pour l'alimentation animale (l'absence de papiers d'identification interdisant l'utilisation de leur viande pour la consommation humaine). Les brumbies australiens sont concernés, et les mustangs américains, bien que protégés depuis les années 1970, sont au centre de controverses en raison de l'augmentation de leur population .

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    Transport

    Les chevaux destinés à la consommation sont rarement abattus sur le lieu où ils sont stationnés, et doivent généralement être transportés vers un abattoir. Le règlement CE 1/2005 impose un certain nombre de règles, comme l'obligation de nourrir et d'abreuver les animaux, l'interdiction de transporter une bête malade ou blessée, ou encore l'interdiction d'utiliser des camions à double étage. Les conditions de transport sont très régulièrement dénoncées et malgré les affirmations des professionnels de la filière, rarement conformes à la réglementation .

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    Abattage

    Les conditions d'abattage des chevaux destinés à la consommation ont évolué au fil du temps et dans la plupart des pays industrialisés, leur mise à mort est similaire à celle des bovins. L'animal débarqué dans un abattoir est enfermé dans une cage close nommée piège de tuerie. Il reçoit une balle attachée à une tige métallique dans le cerveau, tirée par un pistolet à projectile captif, dans le but de l'étourdir et de le rendre inconscient avant la saignée.

    Au Royaume-Uni, la tige perforante est rarement utilisée et les chevaux sont généralement tués d'une balle libre. Les animaux assommés (ou tués) sont ensuite suspendus par une patte arrière accrochée à une chaîne, et vidés de leur sang par une saignée réalisée en leur coupant la veine jugulaire ou l'artère carotide alors qu'ils sont suspendus la tête en bas. Les battements du cœur permettent en principe une saignée rapide qui mène à la mort du cheval. Lorsque celui-ci n'a plus de gestes nerveux, les pattes antérieures sont coupées, le cuir est ôté, les abats blancs et les abats rouges retirés. La carcasse est pesée moins d'une heure après la saignée, puis transformée.

    L'étourdissement préalable avec un pistolet à projectile captif a été imposé en 1974 en France. Auparavant, les chevaux étaient saignés vivants, ainsi que le montre Le Sang des bêtes, un film documentaire court-métrage de 1949, écrit et réalisé par Georges Franju. Désormais, le règlement CE 853/2004 est censé garantir un certain nombre de règles, les professionnels de la viande chevaline affirmant que leur filière s'engage en faveur du bien-être animal pendant l'abattage. Les conditions d'abattage des chevaux sont toutefois fréquemment dénoncées par les associations de protection animale, aussi bien en France, au Canada, en Belgique ou aux Pays-Bas. Toutes ont filmé et constaté de nombreux abus lors d'enquêtes commanditées en 2009 et 2010, tels que des animaux reprenant conscience avant la saignée, ce qui induit pour eux une très grande souffrance

    Dans les pays à tradition pastorale ou nomade, l'abattage du cheval peut s'effectuer de manière traditionnelle par des bouchers qui se déplacent chez les éleveurs, l'animal étant immobilisé et tué sur son lieu d'élevage .

     

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    Répartition de l'hippophagie dans le monde

    La répartition de l'hippophagie dans le monde est tout à fait inégale, les plus grands producteurs de viande chevaline n'étant pas toujours les plus grands consommateurs. Une différence notable existe entre les pays latins, où la consommation de viande de cheval est plus importante que dans les pays anglo-saxons, considérés comme non hippophages. Tous les pays anglo-saxons exportent en revanche de la viande chevaline ou des animaux à abattre vers les marchés étrangers. En 2008, plus d'un milliard de personnes sont hippophages, soit 16 % de la population mondiale, et depuis 1990, l'augmentation globale de l'hippophagie est de 27 %

    L'hippophagie existe sur les cinq continents, bien qu'en Afrique, elle soit très marginale, les peuples du Maghreb l'ignorent tout comme les pays de l'ancienne Afrique équatoriale française.

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    Question sur le bien être de l'animal

    Les conditions de transport et d'abattage des chevaux destinés à la consommation sont fréquemment dénoncées, bien que la maltraitance puisse concerner tous les animaux de boucherie et ne soit en aucun cas spécifique au cheval. La filière viande affirme s'engager en faveur du bien-être animal pendant le transport et l'abattage. En 1998, une commission américaine indépendante a enquêté sur le territoire des États-Unis, pays où des lois de protection existent pour les animaux de boucherie, et a relevé 7,7 % de blessures et de graves problèmes de santé sur les chevaux destinés à l'abattage, la majorité étant due à la négligence de leurs propriétaires. Par ailleurs, 1,5 % de ces chevaux sont embarqués dans un état critique, incluant des jambes brisées. Sur 1 008 animaux, un est mort durant son transport et deux peu après leur débarquement à l'abattoir .

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    Les campagnes françaises émanent principalement de la fondation Brigitte Bardot, dont le slogan « Non, un cheval ça ne se mange pas », s'est imposé pour tous les mouvements anti-hippophagie. La SPA, la fondation 30 millions d'amis et l'association éthique du cheval à Lille condamnent cette pratique. Une loi a été proposée par des députés UMP en janvier 2010 afin de modifier le statut du cheval en celui d'animal de compagnie, ce qui induirait la fin de l'hippophagie en France.

    C'est en 1980 que Brigitte Bardot commence sa campagne en témoignant des conditions de transport et d'abattage des chevaux. Depuis la création de sa fondation en 1986, elle lutte activement et distribue des autocollants et des tee-shirts. Le 4 janvier 1990, son émission SOS animaux, qui condamne l'hippophagie en direct à la télévision, est plébiscitée par les téléspectateurs. En 1994, elle renouvelle son action lors d'une émission animée par Jean-Pierre Foucault, et son « coup de gueule » aurait eu pour conséquence de faire baisser la consommation de viande de cheval (selon certaines sources) d'environ 30 %, sans que cela soit confirmé par une étude rigoureusement menée. Lors du journal télévisé de 20 heures le 1er décembre 2007, sur France 2, l'ancienne actrice a insulté les hippophages.

    Ses campagnes de publicité apparaissent dans le métro et le RER parisien avant le Salon de l'agriculture et le Salon du cheval de Paris, en 2007 notamment. De nombreuses personnalités la soutiennent, dont Mathilde Seigner (marraine de la campagne), Jean Paul Belmondo, Stéphane Bern et Philippe Bouvard. Interrogée sur les raisons de cette campagne, la fondation a répondu de la manière suivante :

    « Tous les abattages sont condamnables, mais ceux des chevaux le sont d'autant plus en raison de la relation historique existant entre les hommes et les équidés. Aujourd'hui réservé essentiellement au loisir, le cheval est considéré par beaucoup comme un animal domestique au même titre que le chien ou le chat et pour autant existe-t-il, en France, un marché de la viande canine ou féline ? »

     

    En janvier 2008, la SPA a envoyé une circulaire aux grandes et moyennes surfaces françaises pour leur demander de retirer la viande chevaline des rayons à cause de « la brutalité des transports et de l'état dans lequel arrivent les chevaux à l'abattoir ».

    Face à la campagne anti-hippophagie de 2007, l'interprofession du bétail et des viandes, section viande chevaline, a reçu le soutien du ministre de l'Agriculture de l'époque, Michel Barnier. Les professionnels regrettent qu'au lieu de travailler main dans la main avec eux pour faire évoluer d'« éventuels dysfonctionnements », la Fondation Brigitte Bardot choisisse de faire un « tapage médiatique » autour de ce qu'elle considère comme un non-respect du bien-être animal et de la réglementation. Jean-Pierre Digard condamne fermement l'action de la fondation Brigitte Bardot, disant qu'elle prône la non-utilisation du cheval et tend à favoriser « l'idéal du dada à sa mémère ». Le célèbre écuyer Bartabas s'est prononcé en faveur de l'hippophagie .

     

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    Source texte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hippophagie

     

     

     

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     L'hippophagie

     


  • Commentaires

    1
    aec
    Mardi 1er Novembre 2016 à 03:12

     

    LUTTE NATIONALE ET EUROPEENNE CONTRE L'HIPPOPHAGIE.

     

    NON ! UN CHEVAL CA NE SE MANGE PAS !

     

    Obtenez un autocollant gratuit en écrivant à :

     

    AEC

     

    Résidence La Pléiade

     

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