• Exportations : les plus jeunes victimes

     

    Inacceptable, inimaginable

    Pour tout animal, parcourir une distance de 4000 km pour être « engraissé » puis abattu est intolérable. Tel est pourtant le douloureux sort des jeunes veaux fragiles et non sevrés exportés vers Israël et Gaza depuis l’Europe. Ces jeunes sont affamés, épuisés, battus et maintenus dans des conditions épouvantables avant d’être brutalement mis à mort suivant des pratiques contraires à la législation européenne. 

     

     

    Exportations : les plus jeunes victimes

     

    Les découvertes de l’enquête

    Le voyage de ces jeunes bovins débute en Hongrie, Roumanie et Lituanie. En Lituanie, nous avons vus des veaux faibles et même mourants en attente d’être exportés. Ces jeunes particulièrement vulnérables sont chargés dans des camions en direction de ports permettant de quitter l’Europe, situés en Roumanie et en Slovénie. Durant ces trajets, la réglementation est à maintes fois violées de façon flagrante - en l’occurrence ici, les animaux étaient privés d’eau et de nourriture. Les conducteurs enfreignaient la réglementation et agissaient sans égard pour la souffrance de leurs passagers à quatre pattes.

    J’ai escaladé un côté du camion et, à travers les barreaux, mon regard s’est posé sur un veau épuisé, recroquevillé dans un coin du véhicule. Ce veau d’à peine quelques semaines exhalait un râle terrible. A l’évidence, il souffrait. Mais il avait si peu de valeur que personne n’aurait songé à appeler un vétérinaire pour le soigner. Je désespérais de tristesse à l’idée que c’était peut-être sa mère, dont il avait été séparé peu après sa naissance, qui lui manquait si cruellement.

    - Un enquêteur

     

     

    En arrivant aux ports, les veaux et les bovins plus âgés sont embarqués de force sur des passerelles très inclinées pour monter à bord de navires bétaillères rouillés. Terrifiés par ce dispositif, ils rechignent à monter, ce qui leur vaut des coups de la part des employés.

     

    Une fois en mer, les choses empirent. Deux organisations israéliennes de protection animale - Glass Walls et Israel Against Live Transport - font état de cadavres de veaux et de bovins européens échoués sur les plages israéliennes. Il est en effet d’usage de jeter les cadavres des animaux morts en mer par-dessus bord.

     

    Il n’existe pas de statistiques officielles sur le nombre d’animaux européens morts en mer. Toutefois, selon un journal Israélien, les corps de 32 veaux ont été retrouvés à bord d’un bateau arrivé en Israël plus tôt cette année. Par ailleurs, les chiffres obtenus par nos enquêteurs et l’organisation israélienne Let the Animals Live montrent que la mort de veaux pendant la quarantaine est monnaie courante pour 8 cargaisons sur 10 au départ de l’Europe - jusqu’à 21 bovins morts dans l’un des cas recensés. Ce qui est terrible, c’est que la souffrance des autres animaux est passée sous silence au seul motif qu’ils ont survécu.

     

    La Cour de Justice de l’UE a récemment jugé que la législation européenne sur le transport des animaux d’élevage doit être appliquée sur l’ensemble du trajet - même après que l’animal ait quitté le territoire de l’UE. Or, notre enquête montre que ce jugement est resté lettre morte jusqu’à présent. Les animaux souffrent car les lois européennes ne permettent pas de mettre un terme à ces souffrances.

    D’après notre enquête, les bovins ayant survécu à la quarantaine peuvent être envoyés dans des élevages insalubres pour y être engraissés. Dans certains établissements, les animaux sont enfermés et laissés à eux-mêmes, avec des visites limitées du personnel. Ces animaux peuvent ainsi avoir faim. Et si un animal se blesse ou est malade, il peut se passer une période indéterminée avant que quelqu’un s’en aperçoive.

     

     

    Au terme de toutes ces souffrances, les animaux subissent une mort cruelle. Ils sont envoyés dans des abattoirs en Israël, à Gaza et en Cisjordanie où ils sont brutalement manipulés - des pratiques contraires au droit européen - puis égorgés alors qu’ils sont pleinement conscients, sans étourdissement.

    Ces voyages et leurs fins représentent une véritable torture pour les animaux. Ce commerce n’est aucunement justifié et la seule solution est d’interdire l’exportation d’animaux vivants en provenance de l’UE. Agissez dès aujourd’hui en signant notre pétition.

     

    Les jeunes veaux que je suivais furent immédiatement chargés dans un camion après avoir passé 5 jours en mer. Je ne pouvais pas m’empêcher de craindre qu’au terme de ce voyage infernal, une mort effroyable les attendait entre les murs d’un abattoir israélien ou de Gaza.

     

     

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